On connait bien le néologisme smog ( smoke « fumée » et  fog « brouillard ») utilisé pour désigner le brouillard polluant au-dessus de Londres au début du XXe siècle. Et bien le terme vog est un dérivée pour le brouillard volcanique ( volcanic et  fog ou smog ). Le mot brouillard venant lui-même de la racine de brûler ou broil en anglais relatif à une dégagement de vapeur par l’action du feu.

Et c’est, par exemple, le quotidien des habitants de Big Island  à Hawai depuis 1983 avec l’éruption du Pu’u O’o et depuis 2008 avec celui de Halema’uma’u [1] (Image à la Une). De nos jours c’est surtout ce dernier qui produit le vog. Ce brouillard est composé principalement de vapeur d’eau et dioxyde de carbone (CO2) et de dioxyde de soufre (SO2). Ce dernier gaz produit naturellement par les volcans est bien connu pour les aérosols sulfatés qu’il produit [2] filtrant les rayons du soleil dans les hautes couches de l’atmosphère et dont certains scientifiques envisagent des moyens de l’injecter artificiellement pour lutter contre le réchauffement climatique (il s’agit de géo-ingénierie) [3].

C’est ce même dioxyde de soufre d’origine anthropique qui pollue nos villes avec des effets sur les voies respiratoires, sur la végétation avec la formation de pluies acides et sur les bâtiments avec des réactions chimiques dommageables pour la pierre [4].

La saturation de l’atmosphère avec ce type de brouillard c’est-à-dire dans des conditions extrêmes sur la terre entière est une des hypothèses de la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années [5].

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