On trouve dans le massif de Fontainebleau une des plus abondantes concentrations d’ornements témoins du passé dans des abris sous roches et autres grottes [1], de l’art rupestre gravé (et même peint) sur les nombreux blocs de grès typiques du massif. Ces pétroglyphes pour la plupart ont été datés à une époque préhistorique et à son apogée au mésolithique. On peut en donner 7 périodes à l’instar du sentier de l’art rupestre aménagé par l’ONF au Rocher Cailleau à Le Vaudoué (77) :

-du paléolithique supérieur [2] (environ -45000 à -9500 ans) à Boutigny-sur-Essonne une peinture d’un équidé visible au musée d’archéologie de Saint-Germain-en-Lay est datée de -14000 ans,equide-boutigny

-du mésolithique de la région (environ -9500 à -5500 ans) : pétroglyphes préhistoriques sous la forme de quadrillages en majorité dans les nombreuses grottes du massif,

-du néolithique [3] de la région  (environ -5500 à -1800) : à Buthiers, il existe des gravures de haches (polies?), on trouve aussi dans la région à proximité de Milly-la Forêt et de Janville, des mégalithes et des polissoirs,

 

-de la protohistoire ou les âges de la métallurgie  (environ -1800 à -52) : il existe un exemple reconnu de cette période, qui consiste en une pointe de lance, une épée, et un bouclier dans une grotte de la commune de Fontainebleau,

-de l’antiquité (-52 à +476), rien de répertorier aussi il faut attendre le Moyen-Age (476 à 1492) pour voir au moins un exemple avec un cavalier en armure aux « Trois-Pignons » ainsi que des triple rectangles reliés (dits triple enceinte), attribués également au Moyen-Age,

cavalier-2
Cavalier des trois pignons

-de l’époque moderne (1492 à 1789) avec les premiers graffitis des carriers exploitant le grès pour les pavés [4],

-et enfin des graffitis plus contemporains.

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