Les constructions en terre sont souvent associées à des régions isolées et arides. Dans la région parisienne alors que les déblais de terres sont plutôt évacués comme déchets et mis en stock, leur valorisation comme matériaux de construction est de plus en plus envisagée. Mais pour ce faire cela nécessite un certain nombre d’analyses pour pouvoir obtenir un matériau final composé de différents ingrédient de base ou différentes terres de propriétés différentes. Avant d’aboutir à une formulation et des matériaux utilisables, comme des briques de terre crue (image à la Une ), 7 analyses sont nécessaires :

1 – Description du type d’échantillon en terres ( argileuses ou pas), sables ou mélanges,

2 – Test de granulométrie [1] obtenu par la passage de l’échantillon à travers différents tamis de plus en plus fins,

3 – pour les grains les plus fins en-dessous de 80 microns (ou 0,08 mm), on les place dans de l’eau pour mesurer la vitesse à laquelle ils se déposent autrement dit on observe la vitesse de sédimentation,sedimendation

4 – L’essai au bleu de méthylène va permettre pour ces mêmes grains fins d’estimer leur pouvoir de coller pendant le séchage, c’est une manière de voir la cohésion du matériau pour savoir s’il sera friable ou pas,bleu

5 – De la même façon, après séchage ces grains vont se tasser naturellement on obtient donc un effet de retrait du matériau, c’est l’essai de retrait,retrait

6 – Le test de la pastille complète le précédent avec des échantillons en forme de pastilles qui, une fois sèches, seront rayées à l’ongle et cassées pour évaluer la cohésion,pastille

7 – Enfin le test d’un échantillon cubique composé de différentes teneurs en eau et différentes forces de compactions du cube va permettre d’identifier le meilleur résultat en fonction de la destination du matériau de construction, brique ou enduit par exmple.

D’après une exposition sur les constructions en terre au pavillon de l’Arsenal à Paris.

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