Sans remonter aux romains qui avaientt aménagés les thermes de Cluny en amenant l’eau de Wissous [1] par un aqueduc [2], les parisiens aimaient au Moyen-Age les bains chauds dans des étuves (ou estuves) tenues par la corporation des barbiers-étuvistes qui criaient, d’après Dulaure dans son »Histoire de Paris »: « Seignor, car vous allez baingner; Et estuver sans délaier, Li bains sont chaut, c’est sans mentir. »  D’après Jacques Hilloiret dans son « Dictionnaire historique des rues de Paris », 26 sont recensés en 1292 mais sous Louis XIII ces établissements se réduisirent à 2 seulement.la-samaritaine-hoffbauer

Apparus au début du XVIIe siècle, les bains froids dans la Seine, se modernisèrent en 1680 sur des bateaux aménagés et devinrent des bains chauds en 1760. En 1792 on peut se laver à l’eau chaude dans 9 établissements seulement à Paris, 37 en 1825 et presque 500 en 1900!

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Publicités place Saint-André-des-Arts (archive BNF, Marville 1866)

A l’emplacement de la pompe de la Samaritaine [3] c’est un bateau nommé « Samaritaine » qui est aménagé pour offrir des bains chauds publics et qui sera coulé par la crue de fin 1919, début 1920.bains-samaritaine-coules-1919

Les célèbres bains-douches font leur apparition à la fin du XIXe siècle, en 1960 c’est 160 qui sont recensés. En 2016 il n’en reste que 17 ouverts à tous gratuitement.bains-douches-paris

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