Pour le « Nettoiement de la Ville de Paris » en 1839 concernant le service de sablage un article précise de « répandre dans les temps de gelées et de verglas, du sable en quantité suffisante, sur les ponts et sur les parties montueuses des boulevards et des quais », toujours d’actualité dans le « Journal municipal » de 1911 : « En temps de gelée, pour rendre le pavé moins glissant, on répand du sable fin » (Image à la Une archive BNF). La sablage permet non seulement d’assurer le pied des passants mais surtout , à cette époque, le pied des chevaux sur le pavé [1]. Pour approvisionner ce sable, il est amener par charrettes à bras ou a cheval et quelquefois emmagasiné dans des sablières ou boites à sable dont certaines sont encore visibles dans Paris.

Ce mobilier urbain du début du XXe siècle (vers 1901; vers 1919) est en fonte, on retrouve les initiales de la Ville de Paris et son blason encadré par deux lauriers. L’ensemble est surmonté à 1,5 m de hauteur environ par la devise de la capitale  Fluctuat nec mergitur  [2].

Avec le sel [3] et la mécanisation, les procédés de traitement ont évolué et les sablières ou boites à sable ont disparu à l’exception de cinq d’entre elles, transformées en bouche d’aération pour les abris souterrains des cantonniers actuels (avenue Trudaine, avenue Gabriel, place de la reine Astrid, avenue de Friedland et avenue de Saxe).

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