Les diamants chers à l’Avare [1] ne sont pas les seules pierres que Jean-Baptiste Poquelin de Molière (1622;1673) évoque dans ses pièces, il invite aussi une statue à souper dans « Dom Juan ou le Festin de pierre ». La valet de Dom Juan Sganarelle s’exclame devant le mausolée d’une des victimes de son maître « Ah ! que cela est beau ! Les belles statues ! le beau marbre ! les beaux piliers ! Ah ! que cela est beau ! Qu’en dites-vous, Monsieur ? » et Dom Juan de répondre « Demande-lui s’il veut venir souper avec moi. »

Voici quelques exemples de traces de l’écrivain et interprète de ses pièces de théâtre dans la pierre parisienne :

  • sa maison natale d’abord est rappelée avec un buste et une plaque  à l’angle des rues Sauval et Saint Honoré,
  • à la comédie française un bas relief à l’extérieur et une statue à l’intérieur sont présentent, un fauteuil utilisé par le comédien est également conservé dans le bâtiment,
  • à l’Ecole Nationale Supérieur un buste figure dans la cour d’honneur,moliere-ens
  • à la bibliothèque Sainte-Geneviève rue Cujas son nom figure sur la façade et le hall d’entrée abrite son buste,

 

  • son nom en mosaïque est présent sur le plafond en voûte de la station de métro Cluny-La Sorbonne,moliere-cluny
  • une fontaine monumentale est consacré à Molière à l’angle du 37 rue Molière et de la rue de Richelieu,
  • enfin, une plaque a été apposée, rue Richelieu, sur le mur de la maison où Molière décède après avoir fait un malaise sur scène en jouant le malade imaginaire, la morale est que sa mort sur scène est imaginaire et que la maladie qui l’a emporté était bien réelle.plaque-maison-mort-de-moliere

Comme son contemporain La Fontaine [2] sa dépouille se trouve au cimetière du Père-Lachaise.

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