Un architecte italien de la fin du XVIIe siècle, Domenico Martinelli de Spolete (1650;1718), a écrit un traité « De la manière de faire des horloges avec l’eau, la terre, l’air et le feu » (Images : archives BNF) :

Avec de l’eau (Acqua) : » Entre une infinité de commodités que les hommes reçoivent de l’élément de l’Eau, ce n’en sera pas une des moindres, à mon sens, de s’en servir à mesurer le temps. » Il s’agit ici de clepsydres [1] plus perfectionnées avec un tambour c’est-à-dire plus justes que celles des anciens, les romains en  particulier, précise l’auteur qui détaille les composants à commencer par l’utilisation d’une eau distillée et des matériaux inoxydables à employer.

Avec de la terre (Terra) ou du sable plus exactement, il s’agit principalement d’une série de douze sabliers [2] ou de tambours remplis de sable à l’instar des horloges à eau où « La qualité de la Terre ou du Sable pour ses sortes d’Horloges » est également très détaillée : « la terre sablonneuse et sèche, …, est fort propre pour faire des Horloges. »

Avec l’air (Aria) ou le vent : « Le fondement de ces Horloges sont deux soufflets, comme ceux qu’on met aux jeux d’Orgues. »martenelli-horloge-air

Avec le feu (Fuoco) : « Si on veut faire une Horloge qui par le moyen du feu vous fasse connaitre l’heure courante ayez d’abord une boite…  » Cette boite servant de foyer à une lampe entraînant un mécanisme de roues.martinelli-horloge-feu

Depuis ces théories, l’horloge atomique a pris le relais dans le mesure du temps [3].

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