Déjà l’expédition de Bonaparte en 1798 avait amorcée la curiosité pour les vestiges de l’ancienne Egypte. Mais surtout depuis que Champollion a découvert la signification de l’écriture égyptienne en 1822 [1], Paris a été gagné par la fièvre des anciens pharaons et certains monuments proviennent ou ont été inspirés de cette époque :

  • à commencer par le Louvre qui regroupe à la fois des statues monumentales et autres sarcophages dans ses collections dès 1824 jusqu’à la pyramide de verre au centre de la cour Napoléon construite en 1988,
  • place de la Concorde l’obélisque [2] choisit par Champollion lui-même à Louxor et érigé en 1836,
  • la tombe en forme d’obélisque sur laquelle figure le souvenir de Champollion (1790;1832) au cimetière du Père-Lachaise,
  • les sphinx et sphinges [3] ornent plusieurs lieux, Hôtels Particuliers, dans la statue du Nil du jardin des Tuileries ou encore sur une mosaïque [4] du Grand Palais consacrée à l’Egypte (1897) pour l’exposition universelle de 1900, faisant écho au bas-relief de l’arc de triomphe relatif à l’expédition d’Egypte un siècle plus tôt,mosaique-grand-palaisexpedition-degypte
  • place du Caire, une façade est ornée de bas-reliefs égyptiens et de hiéroglyphes (Image à la Une) date de 1828,
  • 42 rue de Sèvres, la fontaine du Fellah date de 1806,fontaine-du-fellah
  • et enfin l’ancienne fontaine du Palmier ou fontaine du Châtelet commandée par Bonaparte. Cette fontaine possède quatre sphinx d’ornementation mais qui datent d’Haussmann, donc du milieu du XIXe siècle.

Chateaubriand (1768;1848) disait de Champollion : » Ses admirables travaux auront la durée des monuments qu’il nous a fait connaitre. »

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