Au XVIIIe siècle les noms de rues gravés dans la pierre sont rendus obligatoires [1] à Paris. Au delà des grattages dans la pierre de la Révolution en 1789 [2], au XIXe siècle plusieurs noms de rues ont commencé à être rebaptisés avec des plaques de lave émaillé [3]. Voici quelques exemples encore visibles dans Paris de ces changements où les anciens noms de rues restent gravés dans la pierre :

  • depuis 1807 rue des Irlandais, ex rue du Cheval Vert nom d’une ancienne enseignerue-des-irlandais
  • depuis 1852 rue Bonaparte , réunion de plusieurs anciennes rues dont la rue des Petits-Augustins, ancien couvent [4],rue-des-petits-augustins
  • depuis 1864 rue Séguier (famille du quartier depuis le XVIe siècle), anciennement rue Pavée (Image à la Une),rue-seguier
  • depuis 1865 rue Blainville (1777;1850, zoologiste, contemporain de Cuvier [5], [6]), ex rue Contrescarpe (Saint-Marcel) provient du fossé de la contrescarpe de l’enceinte Philippe Auguste de Paris à proximité de la porte Saint-Marcel [7],rue-blainville
  • depuis 1865 rue de Turenne (1611-1675, comte)  dont un tronçon était la rue Boucherat du nom de la Fontaine à proximité [8],rue-de-turenne
  • depuis 1867 rue Lhomond (1727;1794, prêtre, grammairien) , ex rue des Postes, ex rue des Poteries (relatif à des poteries gallo-romaines sur le site de la montagne Sainte-Geneviève),rue-lhomond
  • depuis 1897 rue Elzévir, famille d’imprimeurs hollandais, Louis Elzévir (1540;1617) a latinisé son nom car il se serait appelé à l’origine Helschevier signifiant « feu d’enfer »,  anciennement rue des Trois-Pavillons.rue-elzevir

NB: A l’inverse une partie de l’ancienne rue Grenier-sur-l’Eau a été rebaptisé l’Allée des Justes plus récemment (2006) pour être en accord avec le mur des Justes de France dont tous les noms sont gravés [9]

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