Le marbre blanc cristallin de Luna de la région de Carrare reste une référence dans le monde depuis le début de notre ère avec son exploitation par les Romains.

En 1869 Louis-Laurent Simonin (1830;1886) , un ingénieur des mines français écrivait à propos des ces marbres [1]  : » Bien des pays extraient aujourd’hui des marbres; mais tous palissent devant la péninsule italienne, surtout devant les exploitations de Carrare (Image à la Une) et de Seravezza. Celles-ci alimentent le monde entier; le marbre statuaire, les plus beaux marbres d’ornement viennent de là…A Carrare…tous sont carriers, marbriers  ou sculpteurs… A l’époque de Louis XIV, arrivaient en France par le Rhône. On transbordait les blocs à Arles. A Lyon, on prenait la Saône, puis les canaux, et l’on atteignait  Paris et Versailles par la Seine: il fallait quelque fois deux ans pour le voyage. »

Un exemple célèbre de la Renaissance est visible au Louvre, c’est « l’Esclave mourant » de Michel-Ange qui allait lui-même choisir ses blocs de marbre à Carrare.

Un autre exemple de travail du marbre blanc de Carrare également exposé au Louvre dans le département des sculptures françaises est le groupe de deux sujets équestres exécuté par Antoine Coysevox (1640;1720), « La Renommé montée sur Pégasse » et « Mercure monté sur Pégasse ». D’après le mussée : « Coysevox réalise un véritable chef-d’oeuvre technique, par la dimension (on n’avait jamais exécuté d’aussi gros marbres en France), par la rapidité d’exécution et par le travail du matériau. Les groupes sont taillés dans des blocs monolithes, sans aucun raccord, en perçant la masse et en dégageant toutes les parties en saillies. Le marbre est une matière fragile qu’un choc ou un défaut intrinsèque suffit à rompre. Malgré tout, Coysevox prend le risque de détacher des morceaux frêles telle la trompette, longue tige de marbre effilée, soutenue par le bras dressé. Il sculpte l’ensemble en à peine deux ans (1701-1702), exploit qu’il a fièrement souligné dans le texte gravé sur les rochers. »

D’abord à l’entrée du parc de Marly, puis déplacés en 1719 à l’entrée ouest du jardin des Tuileries, les originaux de ce groupe ont été remplacés en 1986 par des copies comme il en existent d’autres dans Paris [2].

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