Si les bains chauds de tous types ont été une redécouverte en France et à Paris en particulier au XVIIIe siècle [1], les romains héritiers des grecs en avaient fait un art à part entière en les amenant au centre de la cité. Il ne s’agit ici de bains publics dit « laveries » destinés uniquement à la propreté mais bien de bains privés construits dans les riches demeures et à toutes les températures depuis l’eau froide jusqu’à la vapeur. Les thermes publics du type de ceux de Cluny à Lutèce [2] ( Image à la Une) sont arrivés plus tard au début de notre ère. Les romains y consacraient plusieurs pièces qui constituaient autant d’étapes dans cette recherche du plaisir avec l’eau. Il y avait une partie ou toutes ces pièces :

  • L’apodytère ou apodyterium, pièce avec des rangements dans laquelle les baigneurs se déshabillaient,
  • Le frigidaire ou frigidarium, salle du bassin de bain froid,
  • Le tépidaire ou tepidarium, salle pour le bain d’eau tiède,
  • Le sudatoire ou sudatorium, salle pour le bain de vapeur humide engendrant comme son nom l’évoque une forte sudation ( chauffée par un système hypocauste ou hypocaustum),
  • Le caldaire ou caldarium, salle d’eau chaude et de repos,
  • L’onctoire ou unctuarium, pièce pour se faire parfumer ou masser après le bain,
  • sans oublier les latrines ou latrina.

Les grandes baignoires en pierre sont emblématiques de ces bains, c’était même l’occasion d’y manger, de traiter des affaires, écrire,…baignoire-phorphyre-du-ier-siecle

Suétone écrit à propos de Caligula (12;41), troisieme empereur romain, qu’il avait même fait construire une galère avec des bains : »Les poupes étaient garnies de pierreries, et les voiles enrichies de diverses couleurs. On y voyait des bains, des galeries et des salles à manger d’une large dimension… »

 

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