Alors que les anciens les appelaient Pierres de Tonnerre (certaines faisaient référence à des outils préhistoriques comme des haches [1]) ou Pierres de Foudre (à ne pas confondre avec les fulgurites [2]), c’est au début du XIXe siècle, avec notamment l’étude de Biot sur les pierres tombées dans les environs de Laigle [3], que les aérolithes ou les pierres tombées du ciel , c’est-à-dire les météorites, ne sont plus considérées par les savants comme d’origine terrestre ou atmosphérique, voici quelques morceaux  choisis :

En 1808, Cuvier [4] dans son « Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789″ écrit : » Il est bien certain aujourd’hui qu’il tombe quelquefois des pierres de l’atmosphère sur terre; que ces pierres, dans quelque lieu qu’elles tombent, sont semblables entre elles, et qu’elles ne ressemblent à aucune de celles que la terre ne produit naturellement. »

En 1812, le Baron Bigot de Morogues  (1776;1840) dans son « Mémoire historique et physique sur les chutes de pierres tombées sur la surface de la terre » écrit: « Parmi ceux qui ont pensé que les pierres tombées avaient une origine terrestre …Cette opinion est maintenant insoutenable depuis que l’analyse chimique et l’examen minéralogique ont démontré que les pierres tombées étaient essentiellement différentes de tous les minéraux connus…L’opinion de quelques autres  fut que ces pierres avaient une origine volcanique; ce que leur nature et leur différence avec tous les produits volcaniques connus, ne peuvent permettre de concevoir…Les opinions de ceux qui ont prétendu qu’elles étaient produites dans l’atmosphère ne sont guère plus admissibles…Il ne reste donc plus d’opinions à examiner, que celles de ceux qui ont supposé aux pierres tombées une origine céleste… »

En 1850, Adolphe Boisse (1810;1896) dans sa « Recherches sur l’histoire, la nature et l’origine des aérolithes » écrit : « Ces pierres … ont reçu le nom d’aérolithes, de météorites, météorolithes, pierres atmosphériques, pierres météoriques ou pierres tombées du ciel…Sont-ce des amas de matière cosmique, destinée à fournir les éléments d’un corps céleste en voie de formation ? Sont-ce les débris d’un corps céleste brisé par un choc? Ces hypothèses semblent toutes deux admissibles; mais la dernière nous paraît mériter la préférence. »

En 1892, dans la série « Merveilles de la nature : la terre » d’Alfred Edmund Brehm par F. Priem, il est question de météorites: « Notre globe reçoit souvent des corps étrangers qui, traversant son atmosphère, tombent à sa surface. Ce sont les météorites. » en s’interrogeant toutefois sur leur origine « Peut être cependant les météorites nous viennent-elles des parties du ciel situées en dehors du système solaire? ».meteorite-1866

Maintenant nous savons que les météorites proviennent de notre système solaire et majoritairement de collisions d’astéroïdes.

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