Georges Cain (1853;1919) a beaucoup écrit sur l’histoire de Paris, d’ailleurs, un square porte son nom non loin du Musée Carnavalet où l’on peut admirer des vestiges de l’ancien Palais des Tuileries [1] ou de l’ancien Hôtel de Ville de Paris [2], brûlés pendant par la Commune en 1871. Dans son ouvrage « Les Pierres de Paris : Paysage de Seine », le personnage singulier dont Cain veut attirer l’attention, passe son temps « à mouiller du fil dans l’eau » (Image à la Une , archive BNF) :

« Dès la révolution, les bords de la Seine furent accaparés par les cordiers qui y tissaient leurs longs cordages… mais de tout temps et sous tous les régimes les vrais familiers des berges furent les pêcheurs à la ligne… Il pêche pendant la Terreur, pendant les journées de Juin, pendant le siège, -il pêchait encore pendant la semaine rouge de mai 1871! Au dernière heures de la Commune agonisante, tandis que les Tuileries, Le Louvre, la Cour des Comptes, la rue de Lille et le palais de la Légion d’honneur flambaient comme des torches, alors que Paris brûlait, que l’on s’égorgeait, que l’on se fusillait…par un seul jour-c’est un fait acquis- les berges de la Seine ne cessèrent de recevoir la visite de leur clientèle fidèle de pêcheur à la ligne…que dis je ? les enragés y manquèrent n’autant moins qu’à la faveur de tant de cataclysmes ils pouvaient pêcher en temps prohibé ! »

 

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