Dans « La Légende des siècles » cet immense poème de l’histoire du monde Victor Hugo a su mettre en lumière les 7 merveilles de pierres du monde antiques [1], en voici des extraits :

1 – Le temple d’Ephèse :

« La pierre est dans la terre ; âpre et froide, elle ignore ;
Le granit est la brute informe de la nuit,
L’albâtre ne sait pas que l’aube existe et luit,
Le porphyre est aveugle et le marbre est stupide ;…

Chef-d’œuvre pour les yeux et temple pour les Âmes ! »

2- Les jardins de Babylone :

« Travaille, achète, vend, forge, allume ses lampes ;
Le vent, sur nos plateaux et sur nos longues rampes,
Mêle l’horizon vague et les murs et les toits
Et les tours au frisson vertigineux des bois,
Et nos blancs escaliers, nos porches, nos arcades
Flottent dans le nuage écumant des cascades « 

3- Le mausolée :

« Je suis le monument du cœur démesuré ;
La mort n’est plus la mort sous mon dôme azuré ;
Elle est splendide, elle est prospère, elle est vivante ;
Elle a tant de porphyre et d’or qu’elle s’en vante « 

4- Le Jupiter Olympien :

« Le bruit du gouffre au chant de l’azur réuni,
L’onde sur l’océan, le vent dans l’infini,
Et le frémissement des deux ailes du cygne ;
On sent qu’il suffirait à Jupiter d’un signe
Pour mêler sur le front des hommes le chaos ;
Que seul je mets la bride aux bouches des fléaux,
Que l’abîme est mon hydre, et que je pourrais faire
Heurter le pôle au pôle et l’étoile à la sphère »

5- Le Phare

« La haute majesté d’un phare inébranlable
À la solidité des montagnes semblable,
Présent jusqu’à la fin des siècles sur la mer,
Avec du jaspe, avec du marbre, avec du fer,
Avec les durs granits taillés en tétraèdres,
Avec le roc des monts, avec le bois des cèdres,
Et le feu qu’un titan a presque osé créer,
Sostrate Gnidien* me fit, pour suppléer,
Sur les eaux, dans les nuits fécondes en désastres,
À l’inutilité magnifique des astres. »

*Architecte du phare

6- Le colosse de Rhodes :

« Les siècles sont pour moi, colosse, des instants ;
Et, tant qu’il coulera des jours des mains du temps,
Tant que poussera l’herbe et tant que vivra l’homme,
Tant que les chars pesants et les bêtes de somme
Marcheront sur la plaine, usant les durs pavés,
Mes deux pieds écartés et mes deux bras levés,
Devant la mer qui vient, s’enfle, approche et recule,
Devant l’astre, devant le pâle crépuscule,
Sembleront au passant vers ces rochers venu
Le grand X de la nuit debout dans l’inconnu. »

7-Les pyramides :

« Le désert sous sa base était comme une table ;
Elle montait aux cieux, escalier redoutable
D’on ne sait quelle entrée étrange de la nuit ;
Son bloc fatal semblait de ténèbres construit ;…

Tout flottait sur sa base en ombres dénouées ;
Et Chéops répéta : — Je suis l’éternité. »

 

20 pyramide

« Ainsi parlent, le soir, dans la molle clarté,

Ces monuments, les sept étonnements de l’homme. »

 

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