« Tel qu’un flambeau qui se consume en s’allumant, nous commençons à mourir en naissant » Marc Aurèle [1]

Catacombes, littéralement en grec ancien kata kumbos soit cavités souterraines creusées (kata pour souterrain), et pour les ossuaires il serait plus juste de dire « catatombes », c’est juste ajoute un croix sur le c pour former un t, ou plus exactement en grec ancien kata tumbos soit tombeau souterrain. C’est d’ailleurs intéressant de noter comment les catacombes non -officielles, fréquentées par les cataphiles ou kataphiles, se décline depuis le grec ancien kata en kta à l’ère du langage sms.

Avant de devenir les « Catacombes-sous-Paris » à l’instar de celles de Rome, celles décrites en particulier par George Sand [2], les roches du sous-sol parisien étaient des antiques carrières [3] qui ont été consolidées depuis la création de l’Inspection Générale des Carrières (IGC) en 1777 en suivant, dans la mesure du possible, le tracé des rues en surface pour éviter les éboulements [4] et préserver l’aqueduc d’Arcueil ou ancien aqueduc Médicis [5]. Une partie de ces cavités a été réservée pour accueillir des ossuaires en provenance de différents cimetières insalubres de l’ancien Paris, héritage de dix siècles, et en particulier le cimetière des Innocents à partir de 1785 (Image à la Une, archive BNF). Mais pas seulement, ces anciennes carrières ont également été aménagées en abris anti-aériens pendant la seconde guerre mondiale, en celliers ou pour servir de puits vers la nappe phréatique qui se trouve aux environs de 30 m de profondeur.

L’ossuaire général officiel, dont l’entrée est place Denfert-Rochereau, remanié en 1810-1811 à l’attention des touristes par un inspecteur général des carrières Héricart de Thury, est devenu un véritable monument dont la visite est continue depuis plus de deux siècles. En effet, Héricart de Thury écrit en 1815 : « Le désir de comparer les monuments de Rome à ceux de Paris, attirèrent en peu de temps, dans nos Catacombes, une foule de curieux et de savants nationaux ou étrangers ».

Les catacombes officielles (ou ossuaire officiel) ont été mises en valeur dès le début de la photographie avec Nadar (Archives BNF, 1861).

Un article de la revue « l’Illustation » de la fin du XIXe siècle souligne  « N’oubliez pas la petite bougie de sûreté, les allumettes chimiques, ou le prudent briquet phosphorique « . Ilustration catacombes

Au début du XXe siècle les bougies étaient toujours indispensables pour la visite (Archives BNF).

entrée catas avec bougies 1921
Entrée barrière « d’Enfer » devenu place Denfert-Rochereau en 1921 (Archive BNF)

 

 

 

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