Des vers empruntés au poème de l’antiquaire Victor Hugo [1] intitulé « L’égout de Rome » pourrait se rapporter aux sous-sols parisiens, anciennes carrières[2], de nos jours appelées les catacombes  (terme en référence aux catacombes de Rome et par extension à l’ossuaire général[3]) ou Katas pour les explorateurs urbains qui bravent l’interdiction d’accès. Cette catabase parisienne dans le royaume d’Hadès, à l’instar d’Atropos dans la mythologie grecque, celle qui coupe le fil de la vie, permet au moins de couper le lien avec la surface :

« Voici le trou. Voici l’échelle. Descendez…trou et echelle

Vous voilà dans un lieu monstrueux,
Enfer d’ombre et de boue aux porches tortueux,…galerie tortueuse

Le hideux souterrain s’étend dans tous les sens ;
Il ouvre par endroits sous les pieds des passants…puits concretionné

Par places le pavé, comme chez les tueurs,
Paraît sanglant ; la pierre a d’affreuses sueurs ;…eau ruisselante

On croit, dans cette brume et dans ces catacombes,
Entendre bougonner la mégère Atropos ;…

Atropos au Mont Parnasse
Atropos au Mont Parnasse

L’eau pleure ; par moments quelque escalier livide
Plonge lugubrement ses marches dans le vide…escalier

Pas un reflet de jour, pas un souffle de vent,
Quelque chose d’affreux qui fut jadis vivant,cranes 1987

Des mâchoires, des yeux, des ventres, des entrailles,
Des carcasses qui font des taches aux murailles ;os dans la bourbe

On approche et longtemps on reste l’œil fixé
Sur ce tas monstrueux, dans la bourbe enfoncé »LA BOURBE.jpg

(rue de la Bourbe fait partie des noms de rues gravés sous Paris [4], ancienne rue de Port-Royal désormais inclus dans le Boulevard de Port-Royal)

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