Au XVIIIe siècle, peu après l’apparition des noms de rues gravées dans Paris [1], à l’installation de l’Inspection Général des anciennes Carrières-sous-Paris [2], les équipes de l’IGC ont commencé comme en surface à graver les noms des rues sous Paris. La gravure se fait à même les pierres de consolidations, ou sur des plaques de Liais (calcaire à grain fins [3]), au début du XXe siècle, apparaîtront des plaques de rues émaillée [4].rue fleurus rue de l'ouest

Voici un certain nombre d’exemples de ces noms de rues gravés sous Paris :

  • nom gravé à même la pierre à bâtir « RUE DE LA TOMBE ISOIRE »  (avec un seul « S » du nom d’un légendaire géant du XIIe siècle Ysoré devenu Isoré, Isoire puis Issoire),rue de la Tombe Isoire
  • noms de rues avec une indication ancienne d’orientation (midi pour sud ou S , levant pour l’est en rapport avec le levé du soleil et donc couchant pour l’ouest). Ces indications comportant de nombreuses lettres à graver, il était quelquefois nécessaire de changer de taille de caractère pour faire tenir l’ensemble sur la plaque de Liais,

    Ce qui donne quelque fois des noms de rue très « orienté » comme « rue de l’ouest côté du couchant » ou encore « rue de l’ouest côté est »

  • nom de rue gravé dans une plaque de Liais et avec une plaque émaillée,boulevard brune porte de Montrouge.JPG
  • noms de rues disparues (Image à la Une, voie verte, etc …),
  • Indications par rapport à ce qui se trouve au-dessus (chemin de fer, cours de l’aqueduc [5], pépinière, etc …),
  • noms de rues ou indications du clergé ou de la royauté disparues après la révolution (comme en surface) à l’instar de la rue Saint-Jacques ou le « St » a disparu ou réapparaît plus tard,
  • Indications de direction spécifiques aux galeries souterraines (Chemin conduisant à l’escalier, Chemin qui va à la carrière des Chartreux, rue bourrée,etc …).

 

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