« O Agni! Feu sacré ! Feu purifiant ! Toi qui dors dans le bois et montes en flammes brillantes sur l’autel, tu es le cœur du sacrifice, l’essor hardi de la prière, l ‘étincelle divine cachée en toute chose et l’âme glorieuse du soleil. » Hymne védique

Le feu sacré [1]c’est la lumière divine qui est le sommet à atteindre dans chaque spiritualité qui se retrouve dans la plupart des mythes, religions et croyances.

Le feu naturel c’est le Soleil [2], l’astre du jour et son pendant l’astre de la nuit, la Lune, celui qui nous donne la lumière naturelle.

Chez les premiers égyptiens la divinité Ré (ou Râ) se décompose en Khépri et Atoum respectivement pour le soleil levant et le soleil couchant. Chez les grecs la distinction est entre entre Apollon, la lumière divine, et Helios (Sol dans les mythologies nordique et romaine) qui est associé à l’astre solaire.

Le feu artificiel c’est celui du foyer qui éclaire nos nuits, depuis  les premiers hommes avec le maîtrise du feu [3] en passant par son culte comme avec Vesta à Rome [4] jusqu’à la fée électricité, considérée au début comme magique, et qui est devenu universel.

De nos jours c’est cet écran de lumière portable qui nous donne une impression d’avoir trouvé le chemin vers la connaissance du monde matériel alors que ce chemin est virtuel [5]. Mais cette nouvelle dévotion est plate et nous oblige à diriger notre regard vers le bas, donc loin et à l’opposé de ce feu divin spirituel. De plus à l’instar d’Horus, l’œil qui sait tout (ou l’œil seul par anagramme on retrouve soleil élu!), un œil artificiel s’affiche même en haut de l’écran grâce à l’intelligence d’un capteur semant ses petits cailloux (octet) comme la « Petite Poucette » [6] chère à Michel Serres [7] et cela depuis plus de trente ans maintenant (Cf. 1984 de G.Orwell). Ces nouveaux démiurges du XXIe siècle, les « GAFA » ou « géants » du World Wide Web peuvent nous épier à travers cette écran luminescent. C’est ainsi que pierre après pierre (To après To*) comme dans la mythologie grec ces nouveaux géants  peuvent virtuellement monter à l’assaut de l’Olympe, seulement l’histoire se termina mal pour eux !

*To : abréviation pour Téraoctet et non le dieu égyptien Thot, qui sous la forme d’un singe (babouin) regarde se lever le soleil ou encore sous la forme d’un ibis est le scribe des dieux, leur messager.

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