« Ne te laisse pas tromper par l’éclat des richesses: c’est un feu follet qui ne brille qu’un instant  » proverbe turc ( XIX e siècle )

Ce proverbe illustre bien cette histoire de Léonard de Vinci (Codex Atlanticus) :

« Des flammes vivaient depuis un mois dans le four d’un verrier lorsqu’elles virent approcher une chandelle parée d’un magnifique chandelier étincelant. Elles cherchèrent à l’approcher avec convoitise; et l’une d’elle quittant son cours naturel s’insinua dans un tison éteint dont elle tira sa nourriture, puis par une petite fissure à l’extrémité opposée vola vers la chandelle voisine et la dévora avec la plus grande voracité et avidité et la consuma presque entièrement; puis, cherchant à prolonger ses jours, elle tenta en vain de retourner au four qu’elle avait quitté, mais fut contrainte de mourir avec la chandelle. Ainsi, dans la désolation et les regrets, elle était changée en fumée répugnante, laissant ses sœurs resplendissantes de vie et de beauté. »

Et c’est vrai qu’il faut avoir le feu pour innover [1] sans se laisser troubler par les autres tentations comme le raconte cette autre histoire de Léonard de Vinci (Codex Atlanticus) :

 » Le silex frappé par l’acier s’étonna grandement et lui dit d’une voix sévère :  » Quelle arrogance te pousse à me tourmenter ? Ne me persécute pas , car tu m’as choisi par erreur ; je n’ai jamais fait de mal à personne. » A quoi l’acier répondit :  » Si tu es patient, tu verras quel merveilleux résultat naîtra de toi. »

A ces mots, le silex, apaisé, endura patiemment son martyre, et il vit qu’il donnait naissance au feu, merveilleux élément à l’origine d’innombrables choses.

Cela pour ceux qui se découragent au début de leurs études, mais ensuite reprennent la maîtrise d’eux-mêmes et s’appliquent patiemment à en achever le cours, obtenant ainsi des résultats merveilleux à rapporter. »

Et quand l’eau rencontre le feu, d’après Léonard de Vinci :

« Le feu tance l’eau qui est dans la marmite en lui disant qu’elle de mérite pas de se trouver plus haut que lui, le feu roi des éléments. Il décide de chasser l’eau en dehors de la marmite en la chauffant à gros bouillon. Alors l’eau, pour lui faire honneur, descend plus bas, et noie le feu ».

Voir aussi Léonard de Vinci [2] à propos de Pierre des villes et pierre des champs