Volcans et pollutions

ou un des cotés obscurs de la force des volcans

1 – Pollutions solides :

Dans les années 70 des bateaux baptisés Vulcanus servaient d’incinérateurs de déchets ! La possibilité de balancer les déchets nucléaires dans les cratères (incinérateurs naturels) a souvent été proposée, seulement il faudrait des lacs de lave comme à Hawai’i, mais ils sont peu nombreux et trop isolés en distance ou en altitude des centrales nucléaires.

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Par contre il y avait entre autres projets celui du stockage des déchets hautement radioactifs dans les tufs volcaniques de  « Yucca Mountains » dans le Nevada mais rejeté par le président Obama.

La pollution c’est aussi des tas de déchets abandonnés sur les chemins autour des volcans bien connus des randonneurs comme à La Réunion[1].

En juin 2011, des déchets pourrissaient à l’air libre à tel point que les habitants de Limeil en région parisienne avaient surnommé ce tas d’ordures le « volcan » car les fumées ressemblaient à des fumerolles !

2 – Pollutions gazeuses :

Directement asphyxiant pour l’homme, les émanations du monoxyde de carbone (CO), gaz incolore et inodore, plus lourd que l’air peut rester piéger dans des cavités ou au fond des cratères. C’est la raison pour laquelle il faut éviter de descendre dans un trou sans précaution lors d’une escapade sur un terrain volcanique.

Il y a également les émissions de C02 rejetées en continu par les volcans, même d’une manière diffuse, mais négligeables comparés aux milliards de tonnes des activités humaines[2]. Et quand il s’agit d’une éruption importance, les rejets sont compensés par les avions cloués au sol comme en avril 2010 en Islande.

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Par ailleurs il faut aussi compter avec les rejets en SO2 qui s’oxyde pour donner les aérosols sulfatés.

Le rejet des cendres volcaniques comme pollution atmosphérique sous forme d’aérosol, peut agir :

– dans les hautes couches (au delà de la tropopause) sur le climat à très court terme comparé aux tendances sur le climat qui s’évaluent à environ 30 ans ,

– directement à proximité sur la stérilité des sols proches du cratère, cônes secondaires et fissures latérales, (au pied des volcans les cendres restent des déchets mais elles se transforment en aliments pour les sols),

– dans les basses couches sur la qualité de l’air chargée de cendres que l’on respire.

3 – Pollutions liquides (en particulier aqueuses) :

La pollution de l’eau par des gaz volcaniques est bien connue dans certains lacs de cratères en Afrique (Nyos, Kivu et Monoun).

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Des formes de pollutions plus courantes que l’on peut assimiler à de la boue qui charrient des rejets dans les rivières jusqu’à la mer sont les « lahars » ou autres « jokulhaup » avec le cas particulier de ce que l’on a appelé le volcan de boue de Sidoarjo c’est la catastrophe Lusi (pour lumpur : boue et Sidoarjo, la ville impactée) sur l’île de Java en Indonésie.

D’autres phénomènes extrêmes pourraient être nuisibles si en plus du «réchauffement climatique »,  une éruption volcanique sous-glaciaire faisait fondre la glace du continent Antarctique[3] ou dans une moindre mesure dans la mer Arctique [4].

Mais les volcans ont des côtés moins obscurs, ils sont pleins de ressources avec des cendres bénefiques et ils sont aussi des immenses terrains de sport .

[1] http://www.reunion-parcnational.fr/Un-site-nettoye-au-volcan.html

[2] http://www.futura-sciences.com/fr/question-reponse/t/pollution/d/les-volcans-emettent-ils-plus-de-co2-que-lhomme_1382/ 

[3] http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7194579.stm

[4] http://strata-sphere.com/blog/index.php/archives/5589

Eruptions à l’air libre en présence d’eau

Ou comment les volcans ont inventé l’eau chaude !

Les épanchements de lave et l’action de l’eau et des glaciers ont toujours été intimement liés à l’histoire de la terre. Par ailleurs, comme le volcanisme, l’eau est indispensable à la vie mais quand les deux éléments se rencontrent dans des conditions de température et de pression différentes cela produit des interactions particulières et souvent spectaculaires.

Les éruptions sous-glaciaires comme en Islande sous le glacier Vatnajokull avec un de ses sept volcans connus le Grimsvotn[1]  c’est surtout l’éruption de 1996 qui est à l’origine d’un phénomène destructeur particulier liée à l’eau glacée le « Jokulhlaup »: mélange d’eau, de boue et de glace en crue. Des conditions similaires se retrouvent  sur le volcan le plus septentrional le Beerenberg  ou sur le plus austral,le mont Erebus(un des rares cratères avec un lac de lave permanent).

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Le Beerenberg au XIXe siècle ( Lat. 71° 04’48″N, Long. 8° 10’12 » O)

Pour rester en Antarctique, le volcanisme étant très difficile à appréhender sous la glace les conséquences d’une forte éruption sont encore mal connues[2]. Il existe des montagnes à sommets plats, maintenant découvertes, vestiges d’éruptions sous-glaciaires que l’on nomme les « tuyas », comme dans les îles du détroit de Béring (les îles Diomède).

Les éruptions sous-marines sont plus connues comme celles de Surtey en Islande , Krakatoa en Indonésie, Tonga , Kulombo ,  Tarumae, récemment dans les Salomon le Kavach entre deux eaux ou plus exactement entre deux états de l’eau.

Les éruptions dans un lac de cratère (limnique) profond en général avec un stockage de gaz carbonique dissous brusquement relâché comme au lac Nyos (1986) ou son voisin le lac Monoun (1984). Le lac Kivu barré par les montagne des Virunga, lui, représente un risque potentiel de dégazage avec du méthane en plus.

Il y a également les éruptions qui engendrent des coulées de boues très destructrices, les « lahars »comme celle de l’éruption du Nevado del Ruiz qui a eu lieue en 1985 ou en Nouvelle Zélande avec la vidange d’un lac en 2007, lui-même barré par une accumulation de cendres formée en 1996.

Il ne faut pas oublier que les gaz volcaniques, moteur de l’éruption, sont constitués de plus de 50% de vapeur d’eau.

[1] http://en.vedur.is/earthquakes-and-volcanism/articles/nr/2040

[2] http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d/un-volcan-cache-sous-la-glace-en-antarctique_14325/

7 phénomènes du monde « air »

« N’écoute les conseils de personnes, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde. » Claude Debussy auteur entre autre de « La mer ».

1- Le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique serait stabilisé.

2 – Les aurores polaires des hémisphères nord et sud respectivement appelées aurore boréale et aurore australe sont des phénomènes qui matérialisent les particules amenées par les vents solaires dans la haute atmosphère.

3 – Les éclairs – quelquefois observables pendant un orage volcaniques – correspondent à une décharge d’énergie qui ionise l’air et peuvent atteindre plusieurs kilomètres de long. Ce phénomène n’est pas rare car il peut se produire plusieurs millions de fois par jour sur la planète.

4- L’endroit le plus venté du monde se situe dans la baie du Commonwealth en Antarctique. Des vents dits « catabatiques » peuvent dépasser les 300 km/h.

5 – Les tornades les plus violentes se produisent aux Etats-Unis, le record de ces tourbillons de vents a été enregistré le 3 mai 1999 dans l’Oklahoma avec une vitesse de 508 km/h.

6 – Les cyclones tropicaux (typhons ou ouragans selon les zones géographiques), naissent typiquement dans les régions équatoriales mais sans jamais atteindre l’équateur. Ceux de novembre 1998 (« Mitch » et « Andrew ») ont  été les plus violents en Amérique centrale et au sud des Etats-Unis.

7-L’endroit le plus froid est la station scientifique Antarctique de Vostok, bien connu des glaciologues. Elle est située sur un plateau à une altitude  de 3488 m avec un record de froid à -89,2°C mesuré en 1983 et une moyenne sur l’année de -58,2°C.

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