En scène, les éléments

En dehors des films post-apocalyptiques [1] déjà évoqués, voici une liste, non exhaustive, des films catastrophes mettant en scène les éléments et des phénomènes du monde « eau » [2], « terre »[3], « air » [4] et « volcan » [5][6][7] :

Abyss / Titanic / En plein tempêtes [8] / Twister / La guerre du feu / Piège de feu / Inferno / Stromboli / Volcano / Pompéi [9] / Le pic de Dante / San Andreas/ Voyages au centre la terre [10] plusieurs versions inspirées des romans de Jules Verne [11] / Un jour sur terre / etc …

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[1] Coup de projecteurs sur les fins du monde

[2] 7 phénomènes du monde « eau »

[3] 7 phénomènes du monde « Terre »

[4] 7 phénomènes du monde « air »

[5] 7 phénomènes du monde « volcan » (1/3)

[6] 7 phénomènes du monde « volcan » (2/3)

[7] 7 phénomènes du monde « volcan » (3/3)

[8] Tempêtes

[9] Le mont Somma-Vésuve en 79

[10] Voyages au grès des éléments

[11] Jules Verne : le visionnaire des éléments

Voyages au grès des éléments…

… à travers quelques éléments choisis :

Un grand conteur visionnaire est sans doute Jules Verne [1] avec son « Tour du monde en 80 jours » et autres « Voyages extraordinaires » mais avec le  » Voyage au centre de la terre » (1864), c’est un voyage dans la cheminée d’un volcan au sud de l’Italie [2], le Stromboli, qui marquera la fin de leur périple : « Il était évident que nous étions rejetés par une poussée éruptive; sous le radeau, il y a avait des eaux bouillonnantes, et sous ces eaux une pâte de lave , un agrégat de roches qui, au sommet du cratère, se disperseraient en tous les sens . Nous étions dans la cheminée d’un volcan. »

Jules Verne Voyages

« Le Bateau Ivre » (1871), est un limpide poème d’Arthur Rimbaud (1854;1891), pour qui Baudelaire [3] était le « roi des poètes », où ce bateau finit par sombrer dans l’élément eau contrairement à la devise de Paris  » Fluctuat nec mergitur » [4] (Image à la Une, la Seine pendant la crue de Juin 2016 [5]) . Ce poème est pourtant reproduit dans Paris et en lettres capitales pour le Titre, sur un mur de la rue Férou :

« … Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums ! … »

Celui qui aimait changer d’air tout en étant comme les oiseaux un maître des airs et des déserts à travers le « Petit prince »[6], Antoine de Saint-Exupéry, est également l’auteur de « Terre des hommes » (1939) : « J’entre dans la nuit. Je navigue…Cette mort du monde se fait lentemen, et c’est peu à peu que me manque la lumière. La terre et le ciel se confondent peu à peu. Cette terre monte et semble se répandre comme une vapeur. Les premiers astres tremblent comme dans une eau verte. Il me faudra attendre longtemps encore pour assister silencieux aux jeux des étoiles filantes. Au cœur de certaines nuits, j’ai vu tant de flammèches courir qu’il me semblait que soufflait un grand vent parmi les étoiles. »

« L’usage du monde » (1963) par Nicolas Bouvier (1929;1998) fait parti de ces voyageurs aventuriers suisses [7] : « Sans cet apprentissage de l’état nomade, je n’aurais peut-être rien écrit. Si je l’ai fait, c’était pour sauver de l’oubli ce nuage laineux que j’avais vu haler son ombre sur un flanc de montagne, le chant ébouriffé d’un coq, un rai de soleil sur un samovar, une strophe égrenée par un derviche à l’ombre d’un camion en panne ou ce panache de fumée au dessus d’un volcan javanais. »

[1] Jules Verne : le visionnaire des éléments

[2] Ca chauffe au sud de l’Italie

[3] Baudelaire : le poète des éléments

[4] Fluctuat nec mergitur ( Lutetia)

[5] Quand l’eau fait l’actualité à Paris

[6] Le désert de sable …

[7] La Suisse, terre d’aventuriers

Jules Verne : le visionnaire des éléments

« Le devoir du présent, c’est d’être le bienfaiteur de l’avenir ». Jules Verne

Il nous a tous fait traverser l’atmosphère, braver le feu des volcans, explorer l’océan, prendre place dans un énorme éléphant d’acier et faire le tour de la Terre avant tout le monde.

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Avec 20000 lieux sous les mers , le voyage au centre de la terre ou celui de la Terre à la Lune, Jules Verne a su offrir du rêve nécessaire à la créativité. De ses nombreux ouvrages d’aventures certains récits sont visionnaires pour ce précurseurs de la science-fiction .

« Le tour du monde en 80 jours » ou autres « voyages extraordinaires » ont inspiré de multiples façons de voyager à travers la planète à commencer par le trophée Jules Verne en voilier sans escale et sans assistance.

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« Jules Verne a tenté un coup admirable, un voyage extraordinaire : rendre la science culturelle. » Michel Serres dans la préface de « Jules Verne de la science à l’imaginaire. »

 

 

La Terre vue de sa Lune

 » Un astre important au point de vue terrestre est la Lune » écrivait Fernand Priem dans son ouvrage  » La Terre » de 1892 dont est tirée la gravure. (Le roman de Jules Verne « De la Terre à la Lune » date de 1865)

Ensuite c’est Apollo 8, le 24 décembre 1968 qui photographiera le premier « lever de Terre ». Le commandant de la mission, Jiml Lovell décrira : « La Lune  est essentiellement grise, sans couleur; ressemble au plâtre ou à une espèce de sable de plage grisonnant ».

Puis plus récemment en 2015, 47 ans après, la Nasa nous offre un nouveau cliché de la Terre vue de la Lune où l’on aperçoit nettement le Sahara.

Par contre même si on peut visiter la Lune sur Google Earth on n’aperçoit pas la Terre !

C’est 123 ans donc qui séparent ces points de vue de la Terre et c’est toujours aussi fascinant. Sans la Lune la Terre n’existerait pas telle que nous la connaissons (sans son athmosphère non plus).

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Montage avec Google Earth centré sur 4.05°S et 12.48°O comme sur l’image « NASA/GSFC/Arizona State University »