Dès que les carrières sont devenues souterraines, sans règles et sans véritable précaution, et jusqu’à l’époque d’Henri IV et du Prévôt des Marchands François Miron qui a commencé à réglementer les exploitation, des éboulements (ou fontis venus à jour) étaient prévisibles. Néanmoins, même si les affaissements et les éboulements étaient courants dans les rues de Paris, ils restèrent isolés et de faibles ampleur mais surtout de nombreuses excavations étaient abandonnées depuis longtemps et personne ne s’en occupaient plus.

 

 

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Emplacement de la catastrophe du 27 juillet 1778

igcC’est un accident conséquent qui a permis de véritablement prendre conscience du problème le 17 décembre 1774 avec un éboulement de 25 mètres profondeur et de 300 mètres à la barrière de la rue Denfert. En 1776, est entreprit d’une manière méthodique le relevé du sous-sol de Paris. Et le 4 avril 1777,  le service des carrières de la Seine, un service dédié à l’inspection générale des carrières (IGC), est créé pour cartographier, surveiller et entretenir les 340 hectares concernés. Le même jour un autre éboulement se produit rue Denfert emportant une maison à 28 mètres de profondeur. Le 27 juillet  1778,à Menilmontant, 7 personnes trouvent la mort dans un nouvel éboulement dans la haute masse de gypse exploitée par le passé pour le plâtre, comme à Montmartre [1] où des éboulements volontaires ont permis de sécuriser surtout le versant sud. En mai 1813 toute exploitation souterraine devient interdite, mais les effondrements ne cessèrent pas pour autant, un orage le 30 juillet 1880 provoque l’ouverture d’un trou de 11 mètres de profondeur boulevard Saint-Michel.

Au début du XXe siècle ce sont les travaux d’excavation du métro qui vont provoquer des affaissements du sol comme place de l’Alma en 1915 (Image à la Une, archives BNF).affaissement place de l'alma metro.jpg

 

 

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