Mosaïques dans Paris

De nombreuses mosaïques, ces jolies petits carrés de pierres colorés en assemblage, déjà présents chez les romains, ornent les murs de Paris depuis Lutèce donc, en voici quelques exemples :

  • Dans des musées, vestiges de l’époque gallo-romain

     

  • Pour indiquer des dates
  • A Montmartre sur la terrasse belvédère qui surplombe Paris
  • Au détour de certaines rues et à la place ou en association avec les plaque en lave émaillée [1]
  • Dans le métro [2] ( dans la station Cluny il s’agit de tesselles ou morceaux taillés en lave émaillée)
  • Pour des enseignes
  • ou tout simplement pour attirer le regard dans les lieux publicsparc-mosaiquequartier latin.JPG

Les pierres naturelles

« Les bons matériaux font les bonnes constructions; il serait donc à souhaiter que tout propriétaire ou fermier eût les connaissances nécessaires pour distinguer le mauvais du bon et savoir a quoi s’en tenir sur la qualité des pierres à bâtir, des briques , du mortier , du plâtre etc … » extrait d’une monographie de 1872.

L’appellation pierre naturelle est désormais normalisée, autrefois taillées à la main [1] elles étaient désignées comme pierres à bâtir ou moellons. De nos jours les pierres naturelles sont façonnées par des outils mécanisés, la plupart du temps automatisés :

  • par sciage au disque ou au fil, il en résulte des traces
  • par meulage à l’aide d’une meule dans le but d’enlever les traces de sciage peut être adouci à l’eau pour un meilleur fini ou poli pour obtenir une surface finie caractéristique de la structure de la pierre
  • par bouchardage pour obtenir une surface rugueuse
  • par flammage à l’aide d’un jet de flamme pour éliminer une couche superficielle de la pierre
  • par clivage en soumettant la pierre à des contraintes jusqu’à éclatement le long des fissures naturelles de la pierre
  • par grenaillage par projection de billes en inox, la surface obtenue est rugueuse
  • par brossage métallique en général pour une finition agréable au toucher

Les usages de la  pierre naturelle sont multiples dans la construction, on distingue les utilisations en murs massifs avec des pierres de grandes épaisseurs, en revêtement muraux de façade en général, en revêtement de sols et de voiries (pavés [2], dalles, caniveaux et bordures), au mobilier et à la décoration urbaine [3], aux aménagements paysagers ( par exemple [4]) et aux sépultures [5]. Chaque utilisation fait l’objet d’une norme sur les spécifications de la pierre, de sa mise en oeuvre et des méthodes d’essais (pour évaluer sa résistance au gel , au feu etc …).

Les deux types de pierres les plus couramment utilisés sont les calcaires [6] et les granits (sans « e ») c’est-à-dire au sens large,pas seulement les granites au sens géologique. Les pierres naturelles destinées aux bâtiments possèdent un large choix de couleurs, de grains et de textures ce qui en fait un matériau de construction polyvalent.

Jade

« Le sage ne veut pas être estimé comme le jade, ni méprisé comme la pierre. » Lao-Tseu. La distinction faite par les chinois entre la pierre et le jade (pierre travaillée ) est fondamentale, après un âge de « pierre » succède un âge de « jade » avant de passer à un âge de « bronze ». L’empereur de jade, souverain des cieux dans la mythologie chinoise est souvent représenté tenant en main une tablette de jade.

C’est une pierre très dure qui a fait les beaux jours de la hache de pierre du néolithique ,nouvel âge de la « pierre polie » qui succède en effet à l’ancien âge de la pierre « taillée », le paléolithique.

Le travail de cette pierre est donc depuis cette époque très répandu et mondialement connu à travers des figurines verdâtres ( objets de culte) mais pas seulement en ornementation (vases ci-dessous archives BNF) car le jade se présente sous des couleurs différentes en fonction des sels qu’il contient.

 

Voyages au grès des éléments…

… à travers quelques éléments choisis :

Un grand conteur visionnaire est sans doute Jules Verne [1] avec son « Tour du monde en 80 jours » et autres « Voyages extraordinaires » mais avec le  » Voyage au centre de la terre » (1864), c’est un voyage dans la cheminée d’un volcan au sud de l’Italie [2], le Stromboli, qui marquera la fin de leur périple : « Il était évident que nous étions rejetés par une poussée éruptive; sous le radeau, il y a avait des eaux bouillonnantes, et sous ces eaux une pâte de lave , un agrégat de roches qui, au sommet du cratère, se disperseraient en tous les sens . Nous étions dans la cheminée d’un volcan. »

Jules Verne Voyages

« Le Bateau Ivre » (1871), est un limpide poème d’Arthur Rimbaud (1854;1891), pour qui Baudelaire [3] était le « roi des poètes », où ce bateau finit par sombrer dans l’élément eau contrairement à la devise de Paris  » Fluctuat nec mergitur » [4] (Image à la Une, la Seine pendant la crue de Juin 2016 [5]) . Ce poème est pourtant reproduit dans Paris et en lettres capitales pour le Titre, sur un mur de la rue Férou :

« … Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums ! … »

Celui qui aimait changer d’air tout en étant comme les oiseaux un maître des airs et des déserts à travers le « Petit prince »[6], Antoine de Saint-Exupéry, est également l’auteur de « Terre des hommes » (1939) : « J’entre dans la nuit. Je navigue…Cette mort du monde se fait lentemen, et c’est peu à peu que me manque la lumière. La terre et le ciel se confondent peu à peu. Cette terre monte et semble se répandre comme une vapeur. Les premiers astres tremblent comme dans une eau verte. Il me faudra attendre longtemps encore pour assister silencieux aux jeux des étoiles filantes. Au cœur de certaines nuits, j’ai vu tant de flammèches courir qu’il me semblait que soufflait un grand vent parmi les étoiles. »

« L’usage du monde » (1963) par Nicolas Bouvier (1929;1998) fait parti de ces voyageurs aventuriers suisses [7] : « Sans cet apprentissage de l’état nomade, je n’aurais peut-être rien écrit. Si je l’ai fait, c’était pour sauver de l’oubli ce nuage laineux que j’avais vu haler son ombre sur un flanc de montagne, le chant ébouriffé d’un coq, un rai de soleil sur un samovar, une strophe égrenée par un derviche à l’ombre d’un camion en panne ou ce panache de fumée au dessus d’un volcan javanais. »

[1] Jules Verne : le visionnaire des éléments

[2] Ca chauffe au sud de l’Italie

[3] Baudelaire : le poète des éléments

[4] Fluctuat nec mergitur ( Lutetia)

[5] Quand l’eau fait l’actualité à Paris

[6] Le désert de sable …

[7] La Suisse, terre d’aventuriers

Le phénix et l’immortalité

« Il y a un oiseau, un seul, qui se renouvelle et se recrée lui-même; les Assyriens l’appellent le phénix » Ovide  dans « Les Métamorphoses » (XV).

Le phénix renaît de ses cendres comme l’étoile du soir et le matin comme le soleil. C’est le symbole du cycle perpétuel du jour et de la nuit, de la renaissance et de la mort éternel.

immortalite phenix image

 

Dans l’iconologie [1] on retrouve le phénix : « Les anciens prétendaient que cette oiseau, que personne ne s’est vanté d’avoir vu, était toujours le seul de son espèce, les plumes de son col étaient dorées, et le reste de son plumage rouge pourpré : il avait une belle crête sur la tête, et sa queue était mêlée de plumes incarnates et blanches. »

 

Déja Hérodote dans « Enquête » (II) écrit   » Il y a encore un autre oiseau sacré, nommé phénix. Pour par part je ne l’ai vu qu’en peinture…son plumage est rouge et or. » Il appartient à ces oiseaux mythologiques de la Grèce antique [2]. Et plus tard les, romains à l’instar de Pline l’Ancien écrit dans « Histoire Naturelle » (livre X, Chapitre II) : « Le phénix , si toutefois son existence n’est pas une fable, il est unique dans l’univers tout entier, et on ne l’a pas vu souvent. On lui donne la taille de l’aigle, un plumage éclatant comme l’or autour du cou , du reste, pourpre, une queue d’azur entremêlé de plumes roses, des crêtes sous la gorge, et une huppe qui pare sa tête. »

En Chine, le phénix est l’emblème féminin de l’impératrice (celui de l’empereur est le dragon [3]). Pour les taoïstes, il est « l’oiseau de cinabre » comme la pierre rouge qui est un minéral.

[1] Iconologie : le monde des quatre éléments

[2] Les oiseaux symboliques

[3] Dragons

Attention face aux éléments

La signalisation préventive relative aux éléments quant ils se déchaînent est bien connue. Il y a bien sûr les tempêtes [1], les tornades et les ouragans [2] et autres éruptions [3] et séismes dans la catégorie risques naturels.

Sur la route que ce soit sur les véhicules transportant des produits dangereux ou sur les conditions dégradées de circulation, des panneaux signalent le danger comme le vent, la neige, le verglas, les cailloux etc…

Mais heureusement, après le risque en orange et le rouge du danger, le feu tricolore  est quand même souvent au vert pour profiter de notre planète bleue [4].

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[1] Tempêtes

[2] 7 phénomènes du monde « air »

[3] 7 phénomènes du monde volcans (3/3)

[4] Notre caillou vu de l ‘espace