Parmi les quatre pierres précieuses; diamant [1] , [2], rubis [3], émeraude et saphir, les fausses pierres sont souvent des vraies pierres mais aussi des pierres artificielles ou synthétiques. Dans le cas particulier du diamant, la distinction entre un vrai et un faux est de plus en plus difficile à faire sans un matériel perfectionné car les propriétés chimiques et physiques sont similaires .

Voici le passage en revue de ces quatre pierres :

  • le diamant (généralement transparent) du grec adamas, qu’on ne saurait casser en raison de sa dureté la plus élevée des minéraux, ce qui explique un poli toujours parfait pour un éclat et des effets optiques bien connus. En dehors des diamants blancs, on en trouve de couleur rose, jaune, bleue, verte et violette, due à la présence de substances métalliques ce qui augmente leur densité déjà élevée (entre 3,50 et 3,53). Les faux naturels peuvent être du cristal de roche, du béryl, de la titatine, du topaze, du saphir blanc ou du zircon. Mais l’imitation la plus connue est un verre au plomb, le « strass », inventé à la fin du XVIIe siècle. Il existe aussi un diamant de synthèse c’est-à-dire fabriqué par l’homme en laboratoire à haute pression et haute température.
  • le rubis (rouge) du latin rubius, exclusivement de couleur rouge plus ou moins prononcée, de densité proche de 4,0, et comme il résiste au feu contrairement au diamant les grecs l’appelaient apurotos (qui résiste au feu). Il existe un rubis de synthèse depuis le XIXe siècle (procédé Verneuil) mais aussi un rubis de mauvaise qualité traité au verre au plomb qui redonne un éclat à des rubis fracturés par remplissage.
  • l’émeraude (généralement verte), du grec smaragdos (Alexandre le Grand en portait une à sa ceinture), très appréciée des latins qui la nommait smaragdus (Pline l’ancien disait qu’il n’y avait « pas de vert plus vert »), ensuite les italiens l’appelle smeraldo, et les espagnols esmeraldas, ces derniers en rapportent du nouveau-monde du coté de Quito. C’est désormais la Colombie le plus gros producteur mondiale. C’est une pierre de la famille des béryls avec des inclusions et des couleurs vives de teintes vert-bleu à vert-jaune. Sa densité est plus faible , elle est comprise entre 2,7 et 2,9. Les fausses sont des tourmalines vertes, des grenats verts, de la tourmaline avec des couleurs claires et sans inclusions ou tout simplement du verre traité. Il existe aussi une émeraudes de synthèse.
  • le saphir (généralement bleu) du grec sapphéiros que les latins ont transformé en sapphiras, de l’hébreu sappir soit couleur d’azur. Il peut être de couleur ; blanc « il a presque autant de feu que le diamant » mais rouge c’est un rubis de la famille du corindon. Son éclat est vitreux sa densité peut dépasser 4,0. Les faux sont la cyanite ou kyanite, le lapis-lazuli. Il existe aussi un saphir synthétique avec le procédé Verneuil (Image à la Une, collection présentée lors du salon de l’objet d’art à Paris en avril 2019).

    « Les apparences sont souvent trompeuses » proverbe français.

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