7 choses à savoir sur Lavoisier

Antoine Laurent de Lavoisier c’est :

7 choses à savoir sur Victor Hugo

Victor Hugo, c’est :

Les éléments et le chaos

 » Ces volcans, ces déluges, ces cataclysmes, cet ouvrage informe du temps  et de la matière, les saintes Écritures l’appellent l’âge du chaos » dans « Le poème de Myrza »,  George Sand [1].

Les anciens entendaient par chaos soit l’espace infini qui exista avant toutes choses, soit le mélange de tous les éléments. En géologie c’est un amas  désordonné de rochers. La théorie du chaos en physique est relatif à un système complexe comme certaines circulations d’air et d’eau (Image à la Une crédit Nasa).

« Ineffable lever du premier rayon d’or !
Du jour éclairant tout sans rien savoir encor !
Ô Matin des matins ! amour ! joie effrénée
De commencer le temps, l’heure, le mois, l’année !
Ouverture du monde ! instant prodigieux !
La nuit se dissolvait dans les énormes cieux
Où rien ne tremble, où rien ne pleure, où rien ne souffre ;
Autant que le chaos la lumière était gouffre ;
Dieu se manifestait dans sa calme grandeur,
Certitude pour l’âme et pour les yeux splendeur ;
De faîte en faîte, au ciel et sur terre, et dans toutes
Les épaisseurs de l’être aux innombrables voûtes,
On voyait l’évidence adorable éclater ;
Le monde s’ébauchait ; tout semblait méditer ;
Les types primitifs, offrant dans leur mélange
Presque la brute informe et rude et presque l’ange,
Surgissaient, orageux, gigantesques, touffus ;
On sentait tressaillir sous leurs groupes confus
La terre, inépuisable et suprême matrice ;
La création sainte, à son tour créatrice,
Modelait vaguement des aspects merveilleux,
Faisait sortir l’essaim des êtres fabuleux

Tantôt des bois, tantôt des mers, tantôt des nues,
Et proposait à Dieu des formes inconnues
Que le temps, moissonneur pensif, plus tard changea ;
On sentait sourdre, et vivre, et végéter déjà
Tous les arbres futurs, pins, érables, yeuses,
Dans des verdissements de feuilles monstrueuses ;
Une sorte de vie excessive gonflait
La mamelle du monde au mystérieux lait ;
Tout semblait presque hors de la mesure éclore ;
Comme si la nature, en étant proche encore,
Eût pris, pour ses essais sur la terre et les eaux,
Une difformité splendide au noir chaos. »

« La Légende des Siècles », Victor Hugo [2]

4 terre

Les quatre éléments poétiques selon Bachelard

“Devant une flamme, dès qu’on rêve, ce que l’on perçoit n’est rien au regard de ce qu’on imagine.”

LE FEU

Je suis tout feu
Je suis tout flamme
Je suis encore lampe
Ainsi que lumière

L’EAU

Je suis le prétexte d’images ni très constantes ni très solides
Je peux encore être à la fois intensité et profondeur
Je suis l’élément nourricier
Je suis le seul élément qui puisse bercer

L’AIR

Je suis le mouvement vers le haut, vers le bas
L’imagination que j’engendre offre rêves et représentations
Changement et mobilité sont attendus de mes phénomènes
De moi se déduisent les fondements de la psychologie ascensionnelle

LA TERRE

Je suis l’illimité sous toutes ses formes
Ainsi que la dureté sous toutes ses intensités
Le rapport de la main avec mes matières origine la vie travaillée
Enfin, je rassemble toutes les perspectives du caché

Gaston Bachelard (1884;1962) a utilisé les quatre éléments dans « La psychanalyse du feu », « L’eau et les rêves », « L’air et les songes », « La terre et les rêveries de la volonté », « La terre et les rêveries du repos », pour tenter une explication aux mythes , aux rêves et à l’imaginaire.