Dans l’antiquité c’est Atlas qui avait la lourde tâche de soutenir le ciel et le monde. Pendant la révolte des géants à l’instar de Sisyphe [1] esclave de son rocher, Encelade [2] ensevelit sous la Sicile ou Prométhée [3] enchaîné, Atlas, comme complice fut condamné par Jupiter à soutenir sur son dos la voûte céleste pour la terre tout entière. Il est donc représenté le dos voûté !

Au début de notre ère que ce soit César ou plus tard Napoléon Ier au XIXe siècle, en passant par les rois représentés avec l’Orbe (le globe surmonté d’un croix comme insigne royale), le monde était soutenu dans la paume de la main.

 

D’un certain point de vue le monde de la connaissance comme Prométhée l’a transmise à l’humanité était réservé à une élite, maintenant il est accessible à un plus grand nombre. Maintenant (ou main tenant comme le souligne Michel Serres [4] dans son livre « Petite Poucette ») tout un chacun a le monde à sa portée (de main) sur son smartphone, sa tablette, son portable. Le monde serait il redevenu plat comme un écran ? Ce monde virtuel est il réellement soutenable avant de devenir durable [5] ?

« L’optimisme c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Voltaire

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[1] La vie assumée de Sisyphe

[2] Le mythologique volcan Etna

[3] Prométhée et la connaissance

[4] Michel Serres : le philosophe des éléments

[5] Un monde durable

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